Parce que l’on n’y cultive pas la force et que l’on y prend soin de son partenaire, l’aïkido est la mise en acte d’une sagesse qui peut être pratiquée jusqu’à un âge fort avancé. Celui qui monte pour la première fois sur un tatami, quel que soit son âge, enfant, adolescent, adulte, personne d’âge mûr, va être pris en compte par les enseignants et les « anciens » dans le respect de ce qu’il est. La souplesse, l’endurance, les pratiques antérieures importent peu : nous nous attachons à autre chose et la régularité de la présence sur le tatami va permettre peu à peu à la respiration de s’approfondir, aux articulations de s’assouplir et aux muscles de se détendre. La première partie de la séance d’aïkido, la préparation, est faite pour cela, laisser les tensions de la vie courante, retrouver dans le dojo des personnes qui, comme nous, veulent progresser dans la connaissance d’eux même et de leur bien-être. D’abord on va respirer ensemble, puis on va travailler notre souplesse, on va bouger ensemble, le tout dans les limites de notre confort, on va doucement rouler sur le sol, en avant et en arrière, sans jamais rien forcer. La pratique des saisies, des frappes, l’usage des armes à travers des simulateurs de bois, le couteau, le sabre et le bâton, vont ensuite scander la séance dans laquelle chacun va trouver sa place, jeune ou vieux, débutant ou ancien.

